Dans cette partie, nous avons mis des informations importantes pour comprendre le système bancaire avec quelques définitions ainsi qu'une explication sur la cyberbanque EGG

Tout d'abord nous allons définir plus concrétement une banque.

Qu'est ce qu'une banque?

Il est devenu difficile de décrire de manière systématique cette catégorie d'acteurs. Non seulement parce qu'elle est hétérogène mais surtout parce que certains acteurs, les banques, désignées sous le terme général d'établissements de crédit, exercent directement ou par l'intermédiaire de filiales, la plupart des activités des autres, notamment dans le domaine des placements et de l'assurance.

On dénombre environ un millier d'établissements de crédits en France, dont la moitié sont des banques. Parmi ces établissements on distingue :
-les banques commerciales dites parfois AFB : elles sont généralement qualifiées de « banques commerciales » pour les distinguer des suivantes ;
- les banques du secteur coopératif et mutualiste ;
-les sociétés financières : elles distribuent des crédits, font de l'affacturage , proposent des cautions et des garanties et peuvent être affiliées à des groupes bancaires ;
-les institutions financières spécialisées remplissent une mission qui leur est confiée par l'État (c'est une catégorie dont l'effectif s'est fortement réduit).

A cet égard, les Services financiers de La Poste ne sont pas une banque sous le régime de la loi bancaire de 1984.

Parmi les établissements de crédit, les deux premières catégories (les banques) sont des « généralistes ». Elles ont un agrément de plein exercice et peuvent effectuer toutes les opérations de banque et les « opérations connexes » à leur activité.

Les deux autres catégories d'établissements financiers sont constitués par des spécialistes qui effectuent des opérations limitativement énoncées dans leur agrément ou leur statut. Sauf « de manière accessoire », ils ne collectent pas de fonds du public à moins de deux ans.

Opérations de banque opérations connexes

« Les opérations de banque comprennent la réception de fonds du public, les opérations de crédit, ainsi que la mise à la disposition de la clientèle ou la gestion de moyens de paiement. » Les établissements de crédit peuvent effectuer les opérations connexes à leur activité telles que :

1. Les opérations de change ;
2. Les opérations sur or, métaux précieux et pièces ;
3. Le placement, la souscription, l'achat, la gestion, la garde et la vente de valeurs mobilières et de tout produit financier ;
4. Le conseil et l'assistance en matière de gestion de patrimoine ;
5. Le conseil et l'assistance en matière de gestion financière, l'ingénierie financière et d'une manière générale tous les services destinés à faciliter la création et le développement des entreprises, sous réserve des dispositions législatives relatives à l'exercice illégal de certaines professions ;
6. Les opérations de location simple de biens mobiliers ou immobiliers pour les établissements habilités à effectuer des opérations de crédit-bail.

Code monétaire et financier, articles L311-1 et L311-2.

Les fonctions de la banque

Les fonctions remplies par les banques « universelles » exerçant tous les métiers qui leur sont ouverts, sont extrêmement diverses. Le recensement des besoins financiers des agents économiques nous a permis de mentionner les principales. Elles créent de la monnaie et gèrent les dépôts et les moyens de paiement.

Chèques, cartes bancaires, retraits DAB, virements, prélèvements, TIP : près de 15 milliards d'opérations scripturales de paiement sont effectuées chaque année en France par la clientèle des banques dont près de 80% (12 milliards, pour un montant de 4 500 milliards d'euros) sont interbancaires. Tous ces échanges sont désormais automatisés via le Système Interbancaire de Télécompensation (SIT) géré par un Groupement d'intérêt économique (GSIT) constitué par la communauté bancaire et La Poste en 1983. La dématérialisation s'est achevée en 2002 avec la généralisation de l'échange d'Images-Chèques.

Le SIT est la première chambre européenne de compensation automatisée par les volumes traités. En attendant le déploiement d'une zone européenne de paiements, suite naturelle de l'euro : SEPA (Single European Payment Area) auquel travaille depuis 2002 un Comité Européen des Paiements.

Le SIT se « déverse » via la Centrale des Règlements Interbancaires (CRI) dans les comptes courants de règlement ouverts par les participants directs au système TBF (Transferts Banque de France) de la Banque centrale.

Quelques chiffres sur le secteur bancaire en France

Banques FBF (adhérentes à la Fédération bancaire française) :
-près de 500 entreprises bancaires ;
-60 millions de comptes à vue ;
-970 milliards d'euros de dépôts ;
-1 065 milliards d'euros de crédit octroyés à la clientèle dont 336 milliards aux entreprises ;
- 26 370 agences bancaires (581 de plus en 2004, 981 depuis 10 ans) ;
-420 000 collaborateurs, dont environ 200 000 au contact du public ;38 000 distributeurs de billets.

Source : Fédération bancaire française.

On distingue 2 types de banques : les banques privées et les banques publiques.

Les banques privées:

  • La banque privée se démocratise alors qu'il y a à peine vingt ans seules quelques centaines de personnes trés fortunées pouvaient s'offrir les services de grandes maisons comme Indosuez, Paribas, et d'établissements hyperélitistes qu'étaient la Banque du Louvre ou la Compagnie financiére Edmont de Rothschild, par exemple, elles sont aujourd'hui plusieurs centaines de milliers à bénéficier d'un service bancaire haut de gamme.Toutes les banques ou presque ont investi ce créneau et ont concu des offres qui leur sont spécifiques.Comme le précise Philippe de Cholet, vice président de Cholet Dupont, "le service de banque privée est de plus en plus un moteur de banque de développement commercial.Aujourd'hui, il devient difficile de trouver des clients sur la performance des produits.Ce qui les préoccupe, c'est notre capacité à trouver des solutions intelligentes aux questions d'ordre patrimoniale qu'ils se posent."
  • La notion de banque privée peut toutefois être trés variable selon les établissements et la richesse de leurs clients.La plupart des banques privées ont d'ailleurs plusieurs niveaux d'intervention selon le degré de fortune.Si les services peuvent être accessibles dés 100 000 à 150 000 euros d'actifs financiers , le ticket d'entrée à la gestion de fortune proprement dite se situe entre 1 et 5 millions d'euros.Au delà de 15 à 20 millions d'euros, la plupart des banques privées proposent un service de family office.Le principe en est simple: superviser, prendre en charge et contrôler pour le compte des clients l'organisation de leur patrimoine.

Tous ces services disposent néanmoins d'un dénominateur commun: la mise en place d'une relation privilégiée fondée sur l'analyse patrimoniale et le conseil et qui doit aboutir à la gestion des avoirs c'est à dire que la gestion privée consiste à s'intéresser au client, à le mettre au coeur de sa problématique patrimoniale et à formaliser ses projets et objectifs de maniére à construire avec lui une réponse qui soit autre chose que la simple vente de produits financiers.Ainsi tous les clients d'une banque privée bénéficient d'une étude patrimoniale avant de se voir proposer les produits adaptés à leur situation.Celle-ci peut même être trés poussée.Toutes les banques privées disposent à cet effet de cellules d'ingénierie patrimoniale qui comptent dans leurs effectifs des spécialistes- avocats, notaires, experts-comptables de formation- qui interviennent au cas par cas pour trouver des solutions à des situations complexes d'optimisation ou de transmission du patrimoine.Les établissements plus modestes, qui, comme la société de gestion Cholet Dupont, n'ont pas les moyens de répondre à cette attente interne , font appel à des compétences extérieures.

Il